YANNICK MACHADO

Parfaitement construit, superbement brodé, il l’annonce lui-même, on n’est jamais mieux servi que pas soi-même. «Je voudrais donner aux femmes la possibilité de montrer leur force, pas leur pouvoir». Voilà donc un chapitre pour une griffe qui se veut Chinoise alors qu’elle devrait être Française et faire partie de Chambre Syndicale. Mais Yannick Machado, moitié Italien et moitié Français avec un soupçon de Portugais est un célibataire endurci qui aime éperdument les robes de mariés. Allez savoir pourquoi ?

Des hauteurs de Shanghai, il décrit l’histoire des filles de l’Empire du Milieu ainsi que l’esprit de Gasby « La Magnifique » de « F. Scott Fitzgerald », dans une féminité frondeuse, et sans esbrouffe, une femme comme Amelia Earhart qui, à mon goût, est l’incarnation même de la femme aventurière, pionnière qu’il peint, libérée et féminine…

Voilà la synthèse, « trois petits tours et puis s’en beaux ». Cet adepte des salles de gym veut se débarrasser de l’influence de la dentellière pour finalement se poser la question : est-ce qu’il brode pour transformer son art en quart d’heure du minimalisme intime ? Bijoux de robes pour pulvérisation cathodique, il faut bien penser que derrière le couturier, il est possible de trouver le filon d’un couturier hors norme. Des plissés comme tombés du ciel se laissant choir de leur nuage, pour notre soif de beauté, et pour une mode simple comme un moment de grâce des femmes qui sont conquises par avance, par juste le sublime.

Anonymode.

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