ROLLAND L’ANDALOUSE

La brise aux lèvres, je parcours le jardin de Rolland, qui m’entraîne sur les pans de ses robes andalouses et de ses sarouals. Une brune au sein pâle comme un beau soir d’automne, une maîtresse même, avec ses grands sourcils noirs, son corps souple et sa chevelure qui l’inonde comme un long manteau de roi quand son chignon déployé est sorti de ce cannage de rotin noir. Une infante d’Espagne revisitée dans un tourbillon de saphirs et d’opalines qui brillent de mille feux. Théâtral pour le théâtre de la Villette, et sur la chanson de « El Amor Brujo » ou le rituel du feu, c’est l’histoire du fantôme de son ancien amant qui revient hanter Candela la Gitane, et pour pouvoir aimer librement Carmelo, elle trouve un moyen pour rompre ce maléfice et s’éloigne à jamais en détournant son attention vers une autre femme.

Quand Stéphane Rolland caresse l’organza, il se fait précieux comme un bijou, et c’est alors que la soie métallisée or et brodée de cristaux et de perles apparaît. Je vois passer les robes qu’un baiser accompagne avec le flot des rêves qui allume les regards, et qui fait passer de la tristesse à l’enchantement. Un moment de l’Espagne et de Cordoue à la fois, une pensée pour le couturier des couturiers celui de Getaria qu’il magnifie à merveille. Mais, Cordoue ne tremble pas sous le mystère que lui impose le créateur, et même si l’ombre redresse l’architecture de la soie, il divine aisément, et c’est tant mieux.

Anonymode

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