UNE MARÉE CHAUSSÉE DE SOUTIEN

AH… Quelle histoire ! Pour deux mamelons et un bout de sein dans l’air, que nous pouvons voir régulièrement dans les collections de couture et dans les backstages – Il y a bien plus important que cela – des gendarmes interdisent des obus, que Maître Pitanguy gonflé de tout son orgueil transforme, pour des Vénus crapuleuses qui armées de ces deux attributs métamorphosent les douces plages en canon de la beauté. La femme abandonne le haut, et la police intervient suite à une dénonciation ! Nous voilà revenus en 1940 où les concierges dénonçaient les anti-germains.

Rendez-vous compte que nous voilà également revenus en 1932 là où les policiers mesuraient le haut du genou à la cuisse. Ce maillot qui dissimulait le nombril pour les films d’Hollywood, parce que les studios interdisaient l’apparition sur les écrans ce petit puits d’amour si tendre, alors que le soir les acteurs, producteurs et actrices se vautraient dans la luxure.

Toutefois, Hollywood n’était pas chiche de décolletés et poitrines généreuses sur les grands écrans blancs. Et c’est un certain Louis Réard qui, en 1946, s’enhardit et taille un maillot, pour lui donner le nom de l’atoll américain « Bikini » où s’était déroulé un essai nucléaire. Même effet explosif ! Jugé scandaleux, le maillot est boudé, mais connaîtra l’interdiction sur les plages de France, Belgique, Espagne, Italie, et sa revanche viendra seulement dans les années 50.

On se demande si le bikini, et ses frères : string, monokini, trikini, tankini, microkini, tanga ont vraiment émancipé les corps. Et si ceux-ci avaient, mine de rien, fait en sorte que le corps de la femme s’adapte à eux, dixit la famille Karda-chiante.

Voilà un parfum de liberté réprimé inattendu ! Et donc on loue des piscines à des groupes de femmes pour que celles-ci puissent s’afficher en burkini, par souci familial et social. Quelle grande évolution de notre société qui fait reculer nos libertés individuelles, mais hush hush ne le dites à personne. L’hypocrisie n’est souvent qu’une pudeur qui ne sait même pas se définir, cette pudeur qu’on prête aux femmes ne fait que pimenter la moindre liberté de leurs gestes. Les chirurgiens font les faux seins et l’hypocrisie fait les faux-culs. Qu’en pensez-vous ?

Anonymode

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