LONDON FASHION POST BREXIT

Pourquoi pas ! Cela n’est pas une idée incongrue de penser que la Fashion Week de Londres, qui a commencé ce vendredi, sera l’ultime Fashion Week pour la Grande-Bretagne. C’est lentement mais sûrement que les premiers rangs des défilés se videront comme se vide un jéroboam de Roederer dans les mains de russes en manque de Vodka au Nikki Beach.

Les défilés de La « Perfide All Blonde » présentent une grande majorité de talents créatifs directement injectés par l’Europe continentale. Alors que les invités de la prochaine Fashion Week convergent vers Londres pour assister aux défilés du 15 au 20 février, pense-t-il que cela sera la dernière fois de leur vie ?

Le monde de la mode en Grande-Bretagne est véritablement inquiet à l’idée de quitter l’Europe, et rares sont les professions qui dépendent autant des talents provenant de toute l’Union Européenne. Si vous deviez citer les 20 meilleurs défilés de la Tamise, la moitié ne serait pas britannique : entre Mary Katrantzou, Roksanda Ilincic, Simone Rocha, Roland Mouret et Riccardo Tisci chez Burberry, la Fashion Week de Londres devient peu à peu la Fashion Week de Paris délocalisée dans la capitale Britannique, les cuisses de grenouilles resteront au menus des grands restaurants Français de Kaamelott.

La plupart des créateurs britanniques se sont formés dans l’une des deux célèbres écoles de mode de Londres : la Central Saint Martins et le London College of Fashion. Ce dernier est le plus grand établissement d’enseignement de la mode d’Europe et compte près de 6 000 étudiants en incluant les programmes de master. Il se prépare à une baisse massive du nombre d’étudiants européens si le Brexit, tel que Theresa May l’imagine, s’installe. Car les coûts pour les étudiants européens passeront de 9000 euros par an à 18 000 euros pour les pays hors zone euros.

Mais, après le Brexit, il faut s’attendre à la désertification des premiers rangs des défilés, car les acheteurs étrangers, les rédacteurs de mode et les stylistes voleront dans le sillage des nouveaux couturiers, car les journalistes de mode, dont je fais partie, ne souhaitent pas faire la queue à l’immigration, après les embouteillages de Paris, et préféreront toujours venir interviewer les acteurs majeurs de la mode dans leurs ateliers, pour humer l’odeur du succès, et pour vérifier également s’ils ont des ateliers, car souvent les britanniques en ont, mais qui sont situés dans l’empire du milieu, et ce milieu là n’est pas le milieu de leur capitale.

Anonymode

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